Partager l'article ! HEMINGWAY Et Le FESTIVAL Off : DIEU Et QUELQUES AUTRES Ou DSK Et Les FEMMES...: Le pouvoir est l’aphrodisiaque suprême ! H. Kis ...
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Le pouvoir est l’aphrodisiaque suprême !
H. Kissinger. Et Sarko de traduire :
Vous savez, les hommes politiques sont de vraies bêtes sexuelles.
Mais, lui, c’était histoire de se placer. A chacun ses Edl[1]…
Dans 50 000 Dollars, solide évocation des arcanes du monde de la boxe, Hemingway, grand maître s'il en est dans le choix et la maîtrise de ses sujets, a mis en scène un champion qui, lassé des choses récurrentes de son univers, décide d’en sortir sur un coup : ne sentant pas trop sa prochaine et probablement dernière prestation, le looser décide de la mettre à profit en misant ses économies dans un pari contre… lui-même. Et le voilà parti pour les semaines de préparation, dans le doute, l’impatience que tout cela se termine au plus vite, le stress et les insomnies, la déontologie qui fait l’honneur de son noble art…
Au jour J et sur le ring, le métier et les réflexes professionnels reprennent le dessus et, au fur et à mesure que défilent les rounds, les points s’accumulent en sa faveur. Or, pour lui et au point où en était sa vie, les enjeux étaient inversés ! À la dernière reprise donc, pour définitivement assurer sa défaite dans un match pour les initiés déjà plié, il se trouve réduit à se faire hara-kiri en quelque sorte : un coup en-dessous de la ceinture…
Ce serait, selon quelques aficionados de la gentry strausskahnienne, le cornélien choix qui se serait imposé à un Dsk pris en tenaille entre des sondages en folie et des clichés nucléaires ayant pu avoir immortalisé des virées en de chics clubs échangistes et/ou d’autres privautés. Et, de ce fait, réduit à se faire exploser en plein viol, pour reprendre un mot prêté par je ne sais quel imprévoyant(e) à Sarko. Soit. Et donc à supposer que…, il reste un impardonnable impair dans l’affaire : ce i superfétatoire, criminel surtout.
Et que Hemingway n’a pas envoyé son héros décrocher son pactole au détour d’une vulgaire escroquerie à l’assurance pour improbable empêchement. Mais au bout de sa vérité et en suivant les jalons de référence posés par sa condition. Revenons donc à une percception assurément moins littéraire et, hélas, vraisemblablement plus expressive de l’humaine condition des choses.
A tout seigneur tout honneur donc, rappelons comment s’y prenait déjà Dieu lui-même :
[Intro et illustrations à venir. Merci de patienter]
Et puis il y a les autres…, comme disait Brel.
S’agissant de De Gaulle et de Chirac, les initiés rapportent que cela se racontait plutôt en termes de cavalerie et de culbutes, respectivement. Tout un programme, comme disait l’aîné des deux....
Giscard. Valeury pour les intimes, comme le lui faisait remarquer son finalement heureux challenger dont son snobisme de faux sang-bleu lui avait fait articuler le nom Mit’rand. Avec cette couche de mépris dont les parvenus s’imaginent que la consistance de son épaisseur suffira à convaincre de leur supériorité. Alors pour cet autre autre, Valeury donc, c’est finalement simple. En l’espèce, il a installé sa petite affaire à l’intérieur d’un espace des Bermudes jalonné par la permanence de cette brave Anémone au poste de garde domestique. Et, à la base, l’heure du laitier pour ses extras d'un côté et, depuis son dernier flop éditorial on le sait, un fantasme morbide et/ou de frustration inassouvi à l'autre.
Pour ce qui est de Sarko, nul ne peut ignorer qu’on lui en a trouvé quelques unes, pour ce que le commun des téléspectateurs peut en avoir vu en tout cas faites pour l’homme. C’est-à-dire arrivistes autant que de raison et honnêtes suffisamment pour, en toute clairvoyance, négocier qui un profil qui un potentiel médiatique pour compenser l’insondable abîme qui sépare le surmoi d’un bref Pépin de son ego qu’il déploie immense, voire sans limites. Elles arrivent à tenir rang et boutique, tant qu’un caractère de maîtresse femme ne finit pas, de guerre lasse, par se cabrer avec talent. Pour le reste, on l’a vu plus haut, il a clairement résumé sa perception de la question quand lui-même voulait se vendre, comme amant et comme politique in petto, à une improbable conquête. Ceci dit si on veut bien considérer qu’un Patrick Rotman(*) n’invente pas n’importe quoi, même s’agissant d’un synopsis pour fiction à vrai dire aussi opportunément controuvé qu’allégrement expédié.
Et venons-en au cas Strauss-Kahn qui, là où il s’est mis, n’en peut mais…
C’était le matin même de ce dimanche où l’arrestation de Dsk bouleversait les mises en pages et les conducteurs de tous les médias de France et même du monde que j’ai entendu une femme sollicitée par une radio dire ceci :
Mais, si ces faits venaient à être avérés, qu’un Dsk en tant que ce qu’il est et que ce qu’il aurait pu être se soit laissé aller à une telle ignominie, c’en serait à définitivement désespérer de la dignité humaine[2].
Donc de ce point de vue, Ite, misa est[3]. Et passons à autre chose.
D’un autre côté, il y a ce titre d’un quotidien américain, qui est à peu près le seul écho qui nous soit parvenu de l’intéressé lui-même ( ?) :
I seduced, and she said Oui ! Oui…[4]
Et, entre les deux, toute la panoplie des interprétations des possibles. De la jubilation plus ou moins mal contenue de la Sarkozye, saisie par le génie de Cardon[5], jusqu’au flot parfois ambigu sinon franchement maladroit de ténors du Ps : on a connu un Badinter autrement inspiré, un Jack Lang moins surfait, et personne n’aurait imaginé un Harlem Désir capable d’atteindre à un tel degré de délire !
Alors, sérions, en rappelant qu’à ce jour il y a, dans cette affaire, deux présumées victimes, l’une de l’autre et l’autre des médias, s’il faut préciser. Sans parler des proches des deux et, aussi et surtout, que le système judiciaire américain n’a absolument pas la même structure dialectique et procédurale que le système français. Il faut donc éviter les appréciations et les transpositions naïves, sans autre forme de procès si on peut dire.
1. La théorie des complots :
a) Le complot politique, qui se décline en deux versions :
Celle, prévisible et visant à culpabiliser la Sarkozye, qu’on peut illustrer par la sortie du strausskahnien Cambadélis. Devant un bouquet de micros, il rappelait que
(La droite) avait menacé de déclencher le feu nucléaire dès que Dsk aurait fait un premier pas vers la candidature.
Hypothèse de travail pour les media, qu’il était, s’il y avait lieu et pour le Ps en tout cas, prématuré de médiatiser lui-même et, encore moins, de présenter comme une ligne de défense politique. Surtout en faisant abstraction de la situation de la présumée victime, et de sa version des faits telle que retenue par l’accusation, après son audition.
Le complot international, notamment évoqué avec une certaine conviction par une ancienne collaboratrice( ?) de Dsk et, préalablement aux faits d’actualité, par le mis en cause lui-même : Dsk aurait gêné des intérêts capitalistiques (notamment russes) par sa conduite de la stratégie[6] du Fmi. Autre hypothèse, tout également compréhensible, sous condition que la même réserve que ci-dessus que soit faite, concernant la version donnée par la présumée victime.
b) Le délit (ou complot) crapuleux, dont la version crédible à ce jour[7] serait qu’il y ait eu accord (à tout le moins tacite) pour une relation consentie. Et, par la suite, manipulation, détournement ou reniement de cet accord. Ici une question se pose. S’agissait-il d’une relation fortuite, occasionnelle, ou non ?
Si oui, on peut évidemment faire confiance à la logistique de défense de Dsk pour, à tout le moins, faire valoir le principe de circonstances atténuantes d’un côté, de délit crapuleux d’un autre, surtout si de plus il y avait complot, ceci indépendamment du fait qu’il y ait ou pas, au sens de la juridiction et de la morale locales, matière à réprimer malgré tout. Mais bien évidemment, on peut – il faut – s’interroger sur la déontologie et le sens des responsabilités d’une personnalité de l’envergure d’un probable futur chef d’Etat et d’un patron en exercice du Fmi qui se laisse aller à de telles légèretés à quelques heures de prendre un vol pour rencontrer un(e) chef d’Etat et à quelques jours d’annoncer son éventuelle disponibilité à concourir pour une élection présidentielle dans un pays d’Etat de droit. En tout cas sur sa compétente à jauger les risques et autre erreur d’appréciation. Surtout qu’en l’espèce, il y aurait alors au moins une récidive.
Si c’était une relation suivie, là encore ne doutons pas que la chose viendra à être avérée, et mise en perspective favorable à l’accusé par la défense. Mais il serait certain que la question se poserait sous un autre angle. Et ce serait alors surtout à Anne Saint-Clair et au Ps de juger, sinon d’apprécier. Et l’affaire ne serait plus du ressort de l’observateur lambda que nous sommes. Mais il serait néanmoins instructif de voir comment ce cas de figure aura été diversement développé par les médias, américains et français notamment, en comparaison avec des cas comparables. Selon qui est qui. Et où ou où aussi, peut-être…
2. L’agression sexuelle et autres crimes et délits seraient avérés.
Voir le commentaire radiophonique ci-dessus.
3. Les faits seraient commis sous des conditions de pathologie caractérisée.
Avis d’expert : un toubib, vite ! Bernard Debré, élu Ump, est surtout connu pour être un urologue éminent[8]. Et, pour son éthique politique : même si ses sorties contre Dsk n’ont pas été crochetées dans de la dentelle[9], il ne serait pas juste de les apprécier propos à l’aulne des aboiements d’un Frédéric Lefebvre. Encore que, s’agissant de l’ex porte-parole de l’Ump, la hantise de perdre son récent maroquin semble avoir tempéré son anthologique et pavlovienne agressivité : il arbore désormais des montures noires et s’aventure à disputer de présomption d’innocence.
Ps : 1. A noter qu’une journaliste qui avait fait état d’agression ou, à tout le moins, de harcèlement à caractère sexuel[10]de la part du même Dsk et qui, à l’époque des faits n’avait pas porté plainte (sa mère, elle aussi élue Ps, était une connaissance de Dsk) s’était, suite à l’affaire du Sofitel de New York, décidée à donner une suite judiciaire à sa mésaventure. Néanmoins, après réflexion et dans le souci de ne pas indûment influer sur le bras de la justice américaine dans un sens préjudiciable pour son présumé agresseur, elle a finalement renoncé à son intention. Au moins un problème de réglé pour Dsk, s’il venait à revenir aux affaires. Il sait maintenant à qui confier la direction de son cabinet.
2. Il y a eu un effet de ressac aussi tardif qu’excessif, parfois franchement partisan (Cf Le Figaro du…), en faveur de La victime.
[1] Eléments de langage. Trouvaille du staff de la com’ en sarkozye. Pour limiter les dérappages.
(*) Connu pour être un auteur de (plutôt bons) documentaires politiques. Ici (Co-( ?))auteur du scénario de La Conquête, tentative de représentation cinématographique de l’étape pré-élyséenne de l’itinéraire politique de Sarko. Entreprise qui, pour ce que j’en ai entendu dire par les un(e)s et les autres, se serait donné pour trébuchet déontologique d’équitablement répartir un usage savant de la brosse, autant discrètement attentionné que prudemment intentionné, et un honnête tour de main journalistique et cinématographique, le tout supposé être gage d’indépendante objectivité. Pour qui n’aurait suivi ses humanités supérieures qu’en dilettante, ça pourrait prendre.
[2] Je reconstitue de mémoire.
[3} La cause est entendue.
[4] J(e l)'ai séduit(e), et elle a dit Oui ! Oui…
[5] Le Canard Enchaîné du 18 mai 2011.
[6] Plutôt euro-tiers mondiste.
[7] On aurait pu imaginer l’implication d’un complice (de la femme de ménage) qui aurait remplacé Dsk après son départ. Mais cette hypothèse est réfutée par le rectificatif apporté par la police sur la chronologie des faits et, en tout état de cause, ne résistera pas à l’examen des résultats des analyses médico-légales.
[8] Pour autant qu’il m’en souvienne, c’est dans son service que notre Dieu a été accueilli en septembre 1992 pour être opéré de la prostate/
[9] Il s’est peut-être exprimé plus comme adversaire politique qu’en praticien.
[10] Avec possibilité de circonstances aggravantes s’il y avait lieu, car la jeune femme, alors étudiante, était venue l’interviewer dans le cadre d’un stage pédagogique.